PNQ SUR LE LEVY IMPOSE SUR LES PRODUITS PETROLIERS

Paul Bérenger réclame une baisse des prix


PNQ

La PNQ du leader de l’opposition adressée au ministre de l’Industrie et du Commerce, Cader Sayed-Hossen, le mardi 19 novembre,  était axée sur le « levy » d’une roupie qui sera imposée sur chaque litre de carburant vendu à la pompe.

Il a invité le ministre, dans un premier temps, à donner les raisons pour lesquelles il n’y a pas eu de baisse dans les prix de l’essence et du diesel depuis le mois de mars. Ensuite il a réclamé le montant payé pour la prime au fournisseur, le fret et l’assurance depuis le 1er mars 2013, à ce jour. Et finalement il a voulu savoir le montant payé à ce jour pour le hedging et inviter le ministre à dire si le gouvernement compte abandonner ce projet.

Dans sa réponse le ministre a déclaré que le « levy » n’entraînera aucune hausse du prix des carburants et celui du ticket de bus. Il a indiqué que depuis le mois de mars Rs 586 millions ont été versées au Price Stabilization Account à partir d’un surplus réalisé sur la vente des carburants et que la State Trading Corporation (STC) a déjà récupéré Rs 4,94 millards sur l’exercice de « hedging » effectué en 2008.

Paul Bérenger a dénoncé  le fait que ce sont les gros opérateurs  qui bénéficieront de ce levy alors que les petits opérateurs qui sont en difficultés seront exclus de ce plan. Avec les chiffres effarants des Hedging Losses et les injections de fonds dans le Price Stabilization Account et les fonds non dépensés transférés au Consolidated Fund, le moment n’est-il pas venu pour faire bénéficier les consommateurs d’une baisse des prix sans compter qu’il y a une somme de Re 1.85 dans la structure des prix pour la RDA, a dit Paul Bérenger.

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COMMONWEALTH

Paul Bérenger : « Maurice doit sérieusement songer s’il doit demeurer un membre»


CON


Lors de la conférence de presse hebdomadaire du MMM, samedi, Paul Bérenger est revenu sur le sommet du Commonwealth et sur ses PNQ’s au cours de la semaine.


Revenant sur le sommet du Commonwealth, Paul Bérenger a commenté l’annonce faite par Ramgoolam, à l’effet qu’il ne se rendra pas finalement au Sri Lanka pour le présent Sommet du Commonwealth. Selon lui, c’est suite aux pressions exercées d’une part, par le MMM et de l’autre, par les organisations tamoules, que Navin Ramgoolam a pris une telle décision. Il est clair aussi que, si jamais le Premier ministre indien, Manmohan Singh, n’avait pas décidé de boycotter ce Sommet, Ramgoolam s’y serait rendu”, a affirmé Paul Bérenger. Sinon malgré tout ce qui se passe là-bas, Ramgoolam allait partir, a-t-il ajouté. Il a reproché à ce dernier d’avoir tout fait pour que Sri Lanka accueille le Sommet en 2013  et a affirmé que c’est à cause de lui que ce pays va présider cette instance durant deux ans.Le pays doit sérieusement songer s’il doit demeurer un membre du Commonwealth ou pas car cette instance ne respecterait, pas ses propres valeurs, selon lui.« Le Commonwealth s’est doté de soi-disant nouvelles ‘core values’ qui comprennent la démocratie, le ‘rule of law’, les doits humains et les droits des petits États comme Maurice. Mais cette instance ne les respecte pas dans certains cas et c’est pour cela que je dis que la question qui mérite d’être posée est celle-ci : est-ce que Maurice doit continuer à rester membre du Commonwealth », s’est-il demandé.Le leader du MMM a circulé un article de ‘The Economist’ en date du vendredi 15 novembre qui titre ceci : « Unreformed, the Commonwealth deserves to die. Improved, it could be rather useful ». Article dans lequel mention est faite du génocide au Sri Lanka, pays qui accueille actuellement le Sommet du Commonwealth.

Paul Bérenger a rappelé que quand il était Premier ministre, il avait  envisagé de retirer Maurice du Commonwealth afin de pouvoir poursuivre la Grande-Bretagne devant les instances internationales sur la question des Chagos.


Marchands ambulants


CON

Paul Bérenger s’est aussi revenu sur ses différentes PNQ de la semaine écoulée. S’agissant des marchands ambulants il a avancé : « La mairie de Port-Louis était sur le point de trouver une solution et voilà que Hervé Aimée vienne donner un coup de tête antidémocratique». Selon lui,  le Premier ministre et le ministre Bachoo, sont demeurés impuissants et incapables de réagir à ce coup de tête du ministre Aimée alors deux autres ministres, à savoir Rashid Beebeejaun et Shakeel Mohamed, ainsi que le PPS Abdullah Hossen, se sont, eux, faits les complices du ministre des Administrations régionales dans cette affaire. Il juge dramatique qu’en fin de compte toutes les parties concernées, soit les marchands eux-mêmes, les commerçants ainsi que les membres du public en général, vont faire les frais de la décision ministérielle.
Paul Bérenger trouve qu’Hervé Aimée n’a même pas pris la mesure des conséquences de sa décision pour le gouvernement qui, a-t-il dit, ne perd rien pour attendre. Il a souligné  qu’en pas moins de quatre occasions à l’Assemblée nationale, il a défié le ministre des Administrations régionales de citer ne serait-ce qu’un seul nom d’un supposé petit copain à qui le maire de Port-Louis aurait fait une faveur lors de l’exercice d’allocation des places sur les deux sites initialement identifiés pour caser ces marchands.

 

Football à l’ancienne formule

 

Pour ce qui est d’un retour du football à l’ancienne formule, Paul Bérenger estime que « c’est rétrograde, communal et dangereux et c’est Navin Ramgoolam qui est derrière cette décision ». Il lance un appel aux jeunes, leur demandant de dire non, car la seule solution est une vraie régionalisation de notre football avec des moyens financiers.

 

Télé privée

 

Quant à la  télé privée il a déclaré : « Il y a une confusion totale de la part de Navin Ramgoolam qui est un faux démocrate et il est clair que c’est le PMO qui a suggéré à Xavier Duval de mettre cela dans le Budget ».

 

Le CPE

 

Au chapitre du CPE, le leader du MMM a trouvé que sa PNQ d’hier matin est venue révéler la  mauvaise foi du ministre de l’Éducation, plus encore que celle du Premier ministre. Il a souligné que la réforme éducative mise en chantier entre 2000 et 2005 par le ministre MMM de l’Éducation d’alors, Steve Obeegadoo, tendait vers la réforme du CPE. Réforme qui, dit-il, devait toutefois être sabotée par le PTr et son ministre Dharam Gokhool dès leur prise du pouvoir en 2005.
Pour Paul Bérenger, la question qui importe aujourd’hui tourne autour du CPE “as a selection process”. Il souligne que, dans son discours budgétaire, Xavier Duval est venu préconiser, avec raison, l’élimination de cette « selection process » qui constitue un crime contre les enfants. Il dit constater le contrasteentre ce qu’a avancé le ministre des Finances et le point de vue des travaillistes sur toute la question à la lumière des réponses fournies hier par le ministre Bunwaree.

 

Relations au sein du gouvernement entre le PTr et le PMSD

 

À l’heure des questions, le leader du MMM devait indiquer que, comme l’an dernier, il n’interviendra pas personnellement lors des débats budgétaires, ne se contentant que de ses PNQ. Quant aux relations au sein du gouvernement entre le PTr et le PMSD, il juge que, plus que de l’eau dans le gaz, la situation s’apparente davantage à de l’essence dans le gaz.

 

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