Histoire du MMM de 1969 a 2006

 

HISTOIRE DU MMM DE 1969 À 2006

Naissance du MMM dans une île Maurice déchirée

1968, Maurice accède à l’indépendance, mais l’euphorie populaire est absente. Les séquelles des bagarres raciales sont encore très présentes et la population est profondément divisée.

Lors de ses vacances à Maurice, Paul Bérenger devait faire la connaissance de Dev Virahsawmy, Jooneed Jeerooburkhan, Tirat Ramkisoon, Krishen Matis, Ah-Ken Wong, Kreeti Goburdhun, Vella Vengaroo, tous membres du Club des Étudiants. À l’issu des discussions, il fut convenu que le Club des Étudiants deviendrait le Club des Étudiants Militants. Ce club estudiantin organisait et animait des discussions et des réunions idéologiques principalement au collège Tennyson et au City of London College, à Quatre Bornes. Moins d’un an après, le Club des Étudiants Militants se métamorphosa pour donner naissance au Mouvement Militant Mauricien. Prônant l’unité nationale, la justice sociale et s’inspirant d’un marxisme libertaire, les idées du MMM se répandirent comme une traînée de poudre dans l’île. 37 ans après, cette lutte héroïque est toujours présente dans la mémoire collective. Voici en grandes lignes le parcours du plus grand parti politique de Maurice.

1969 : Paul Bérenger est de retour au pays. Même si Maurice a accédé à l’indépendance, la présence coloniale est cependant toujours bien visible dans le pays. Des jeunes, au premier rang des militants, manifestent contre la visite de la princesse Alexandra, le 12 septembre. La police ne leur fait aucun cadeau. Douze d’entre eux, parmi, Paul Bérenger, Sushil Khushiram et Heeralall Bhugaloo, sont blessés et arrêtés. C’est à ce moment là qu’ils réalisèrent que leur lutte contre le Parti travailliste qui dirigeait le pays, sera une lutte sans merci. Le Club des Étudiants Militants devient alors le Mouvement Militant Mauricien avec pour symbole, le coeur et la couleur mauve. Entre-temps, le Ptr consolide sa position en concluant une alliance avec le PMSD (Parti Mauricien Socialiste Démocrate) et le CAM (Comité d’Action Musulman). En novembre, le MMM fraîchement créé, tient sa première assemblée des délégués qui est l’instance suprême du parti. Le premier comité exécutif national du MMM est constitué. Heeralall Bhugaloo et Paul Bérenger deviennent respectivement président et secrétaire du parti.

1970 : Le MMM se structure et renforce son action sur le terrain. Le parti se dote d’un organe de presse officiel, Le Militant. Sur le terrain, le MMM s’engage activement dans la lutte syndicale pour défendre et faire respecter les droits des travailleurs. C’est dans ce contexte qu’en août, une nouvelle fédération syndicale est créée, la GWF (General Workers’ Federation) avec A.L. Dilmohammed comme président et Paul Bérenger comme secrétaire. La répression s’amplifie dans le pays.

En septembre, à la suite du décès de Lall Jugnauth, une partielle fut organisée dans la circonscription Triolet/Pamplemousses. Pour sa première participation à un scrutin, le MMM désigne Dev Virahsawmy comme son candidat à cette élection. Le MMM remporte sa première victoire électorale face à la coalition Ptr/PMSD/CAM par un écart de  plus de cinq mille voix. Face à la montée en puissance de la popularité du MMM, le gouvernement en place présente et approuve le Public Order Bill, et introduit l’état d’urgence dans le but d’interdire, par tous les moyens, les activités du MMM.

Mobilisation tout azimut et répressions1971 :

La visite du président du Malawi, le Dr Banda qui affichait ouvertement son soutien au régime apartheid de l’Afrique du Sud et sa politique dictatoriale, déclenche de nouvelles manifestations organisées par le MMM. Sur le plan syndical, le MMM s’élève contre le gel des salaires des travailleurs du port. Ses dirigeants dénoncent les patrons à travers la presse, en particulier, dans Le Militant qui est frappé par la censure du gouvernement travailliste. Les dirigeants du parti sont agressés par la police et les gros bras du PMSD. Cela n’empêchera pas le MMM de remporter les élections municipales partielles à Beau Basin/Rose Hill. Cette année fut marquée par une violence sans précédent qui fit des victimes parmi les militants. Fareed Muttur, succomba, en octobre, suite à un accident au rond-point de Réduit dans des circonstances obscures. Un mois plus, un attentat qui visait les dirigeants du MMM à rue Chasteauneuf à Curepipe, coûta la vie à Azor Adélaïde, un docker activiste du parti.

1972 : Plusieurs dirigeants du parti sont emprisonnés par le gouvernement dans le but d’anéantir le MMM afin que le patronat puisse retrouver une stabilité industrielle et politique. Les épouses des détenus manifestent dans différentes régions du pays réclamant la libération sans condition de leurs époux. En même temps, les dirigeants du MMM en liberté, organisent de leur côté des réunions de dénonciation à travers le pays. Finalement, Paul Bérenger et ses camarades sont libérés sans condition. L’état d’urgence est alors levé dans le pays.

1973 : Le MMM fait face à sa première crise interne provoquant une première scission et la création du MMMSP dirigé par Dev Virahsawmy. Cela n’affaiblit nullement le MMM. La jeunesse militante est mise sur pied avec comme principaux animateurs Jean Claude Augustave, Vijay Ram, Raffick Elahee, Amédée Darga, entre autres. Le gouvernement, pour éviter une autre défaite, vote une loi pour abolir les élections partielles après avoir renvoyé les élections générales. L’IRA (Industrial Relations Act) qui interdit aux travailleurs le droit de  grève, est également votée. Face à la pression, le gouvernement de coalition Ptr/PMSD éclate.

1974 : L’aille féminine mauve voit le jour. Ses principaux objectifs sont l’alphabétisation du prolétariat et l’instauration d’un vrai socialisme. Des pourparlers entre le Ptr et le MMM ont eu lieu. Mais les discussions échouent en raison des divergences politiques profondes.

1975 : En mai, toute la gauche mauricienne avec en première ligne le MMM, soutient les manifestations des étudiants qui revendiquent l’amélioration du système éducatif et l’égalité des chances.

1976 : De nouvelles négociations ont eu lieu entre le Ptr et le MMM mais elles n’aboutiront pas. Ce fut une des années les plus glorieuses dans l’histoire du MMM, car seul contre tous, il devait remporter les élections générales avec 34 sièges contre 28 au Ptr et 8 au PMSD, pour sa première participation. Mais sir Seewoosagur Ramgoolam conclut alors une alliance avec sir Gaëtan Duval pour empêcher le MMM de former le gouvernement. Cependant, ses dirigeants font preuve d’une sagesse hors du commun en respectant l’esprit de la Constitution. Le MMM assuma le rôle de l’opposition parlementaire, la plus forte que Maurice ait connue, avec Anerood Jugnauth comme Leader de l’opposition.

1977 : Lors des élections municipales, les villes de Port Louis, de Beau Bassin/Rose Hill et de Vacoas/Phoenix passent sous le contrôle du MMM. Les premiers maires du MMM furent K. Bhayat, lord-maire de Port Louis, J.C de l’Estrac à Beau Bassin/Rose Hill et D. Jhuboolall à Vacoas/Phoenix. Ce parti est à nouveau au premier plan, pour manifester contre la présence de la princesse Alexandra à Maurice. Le parti organise également une série d’activités-revendications sur le plan culturel en faveur de la promotion de la langue créole.

1978 : Le MMM commémore l’anniversaire de l’abolition de l’esclavage en accordant un jour de congé aux employés des trois administrations municipales sous son contrôle. Une statue de Manilalll Doctor, pionnier de l’émancipation des immigrants indiens à Maurice, est érigée dans la capitale. Les dirigeants mauves manifestent sous une pluie battante contre la mainmise du régime travailliste sur la MBC/TV. Les tendances qui existaient au sein du parti, avec Lalit de Klas, Lalit Travayer, Mouvement Chrétien pour le Socialisme et de l’aile gauche, se précisent.

1979 : Une année riche en événements pour le MMM. D’abord, en janvier, l’aile gauche publie un document de réflexion. Une initiative qui provoque un débat au sein du Comité Central sur le droit de tendance au sein du parti. Mais la grande préoccupation pour les dirigeants mauves demeure la situation des travailleurs face à la répression du patronat et au laxisme du gouvernement. Des manifestations sont organisées partout dans le pays et une grève de la faim au Jardin de la Compagnie par des dirigeants du MMM et des syndicalistes. Le MMM, par la voie d’une motion, réclame une allocation de chômage et participe à une journée de désobéissance civile pour protester contre le budget d’austérité. Pour combattre le communalisme, le MMM prend des actions concrètes pour la decommunalisation dans le sport à Port Louis. Au terme de leur mandat, les conseillers mauves démissionnent en bloc, pour protester contre le renvoi des élections municipales.

1980 : Ce fut une année transitoire. Alors que la crise économique et sociale grandissait, avec le chômage, la crise politique s’intensifie. Le MMM manifeste devant la mairie de Port Louis contre la décision de la commission administrative du Ptr/PMSD de réintroduire le communalisme dans le sport. Le MMM et le PSM (Parti Socialisme Mauricien) sont en pourparlers.

1981 : Malgré quelques protestations des radicaux au sein du parti, un accord électoral est conclut entre le MMM et le PSM. Le 1er mai, le MMM, le PSM et la GWF se trouvent sur la même plate-forme pour la fête du travail à Rose Hill devant plus de 10 000 partisans qui marque le coup d’envoi de la campagne de l’alliance MMM-PSM en vue de nouvelles élections générales.

60-0 historique1982 : Le MMM démarre en trombe la nouvelle année, avec une série de meetings et de réunions dans les vingt circonscriptions sous le thème de l’unité nationale. Le slogan de la campagne est « Enn nouvo simen pou enn nouno lavie ».  Le 6 juin, une foule immense estimée à plus de 100 000 personnes vient soutenir l’alliance MMM-PSM à son dernier meeting national, à la Place du Quai à Port Louis, pour dire « oui » au changement. Face au raz-de-marée mauve, le gouvernement Ptr/PMSD est balayé. Le pays connaît son premier 60-0. Le soir de la victoire, Paul Bérenger annonce à la télévision l’amendement de la Constitution pour qu’il soit écrit « de manière absolument claire que les élections générales devront être tenues obligatoirement tous les cinq ans ». Le plus grand rassemblement politique de l’Histoire de Maurice, avec plus de 200 000 personnes présentes au Champ-de-Mars pour le meeting de remerciement et la fête de la victoire, le dimanche 20 juin. Le gouvernement MMM-PSM-OPR est constitué avec comme Premier ministre Anerood Jugnauth et Paul Bérenger ministre des Finances. Il présente le premier budget avec des mesures courageuses pour remettre l’économie sur les rails. Le MMM-PSM remporte également les municipales et les cinq villes passent sous son contrôle.

1983 : Le 22 mars, c’est l’éclatement de l’alliance MMM-PSM. Onze ministres du MMM, parmi, Paul Bérenger, démissionnent pour protester contre le comportement inacceptable du PSM. Le MMM passe dans l’opposition. Avec le soutien du PSM et de certains anciens députés du MMM, Anerood Jugnauth continue à gouverner. Seul contre tous, le MMM sous le leadership de Paul Bérenger, conteste les élections générales d’août. Le MMM remporte 19 sièges et obtient 46% des suffrages et conserve sa place en tant que première force politique à Maurice.

1984 : Après avoir pansé ses blessures, le MMM mène son action politique au Parlement et sur le terrain. Durant sept mois, les dirigeants s’accordent une longue réflexion sur le passé, le présent et l’avenir, et procèdent à une profonde restructuration de toutes ses instances. Le MMM se prépare pour un nouveau départ surtout avec l’organisation d’un congrès-anniversaire pour marquer son 15ème année d’existence.

1985 : Le MMM remporte sans appel les élections municipales face à la coalition MSM-Ptr-PMSD. 30 000 personnes viennent fêter avec les dirigeants mauves cette victoire à la Place du Quai à Port Louis.

1986 : Pour marquer son 17ème anniversaire, le MMM organise un congrès-débat sur le thème « Où en est le socialisme aujourd’hui ? » avec comme invité de marque Jean Ziegler. Quatre députés de la majorité sont arrêtés à Amsterdam pour trafic de drogue, en décembre.

1987 : Le MMM songe sérieusement à présenter son leader, Paul Bérenger, comme président de la République en cas de victoire dans un régime semi-présidentiel où le président de la République et le Premier ministre partageraient le pouvoir. Aux élections générales, le MMM avec ses alliés, le MTD (Mouvement Travailliste Démocrate) et le FTS (Front des Travailleurs Sociaux), recueillent 47, 5% des suffrages contre 49, 2% à l’alliance MSM-Ptr-PMSD. Prem Nababsing pressenti pour le poste de Premier ministre en cas de victoire de l’Union, devient le leader de l’opposition.

1988 : Le MMM fête le 1er mai sur une plate-forme commune, le Front Unitaire de la Gauche qui regroupe également l’OMT-FNAS, la FPU et la GWF. L’union MMM-MTD-FTS prend le contrôle de toutes les mairies lors des élections municipales.

1989 : Le MMM perd de justesse la partielle de La Caverne/Phoenix face à l’alliance MSM-Ptr-PSMD.

1990 : Le 14 juillet, à Beau Bassin, l’état-major du MSM et du MMM se rencontrent. À l’agenda les modalités d’un accord électoral entre les deux partis. Après de longues discussions, un document de huit pages qui présente dans les grandes lignes leur programme gouvernemental commun basé sur trois thèmes, l’unité nationale, la démocratie et la moralité publique. Le MMM fait son entrée au sein du gouvernement et obtient six porte-feuilles ministériels alors que Paul Bérenger devient le conseil spécial du Premier ministre, sir Anerood Jugnauth. en matière de désarmement.

MMM à nouveau au gouvernement1991 : L’alliance MSM-MMM remporte les élections générales de septembre avec 56% des suffrages. L’ampleur de la victoire n’est pas loin de 1982 puisque l’alliance MSM-MMM remporte 57 sièges sur 60.

1992 : Le MMM fait parler de lui à travers son leader Paul Bérenger qui en tant que ministre des Affaires étrangères est très actif au niveau du Mouvement des Non-Alignés, de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine), du Commonwealth, des Nations unies et de la Francophonie.

1993 : L’alliance MSM-MMM connaît son premier soubresaut après dix-huit mois. Paul Bérenger est révoqué en tant que ministre des Affaires étrangères. Il est suivi par certains ministres du MMM alors que le parti connaît la deuxième scission de son histoire. Quelques anciens parlementaires mauves créent le RMM (Renouveau Militant Mauricien) et continuent à soutenir sir Anerood Jugnauth alors que le MMM se retrouve dans l’opposition.

1994 : Conclusion d’un accord électoral entre le Ptr et le MMM. En cas de victoire aux prochaines élections générales, le MMM obtiendrait 12 ministères et le poste de vice-Premier ministre reviendrait à Paul Bérenger.

1995 : Le premier succès de l’alliance Ptr-MMM est la victoire de Paul Bérenger et James Burty David à la partielle de Stanley/Rose Hill en janvier. La consécration viendra aux élections générales de décembre lors desquelles l’alliance Ptr-MMM enregistre le deuxième 60-0 de l’Histoire de Maurice.

1996 : Cette dernière remporte haut la main les municipales sans rencontrer la moindre résistance.

1997 : Début de sérieux problèmes au sein du gouvernement. Graduellement, le MMM et le pays découvrent le vrai visage de Navin Ramgoolam. Le programme électoral entre le Ptr et le MMM n’est pas respecté. Lors d’un congrès au Plaza, Paul Bérenger dresse une liste des points de désaccords entre les deux partis. En juin, Navin Ramgoolam révoque Paul Bérenger et le MMM se retrouve dans l’opposition. Le MMM conclut un accord électoral avec le MMSM, le RPR et le PMSD.
L’Alliance Nationale voit le jour.

1998 :
Le MMM et ses alliés perdent la partielle de Flacq/Bon Accueil marquée par la corruption électorale du Ptr.

1999 : Le 26 juin, ratification de l’accord de la fédération MSM-MMM en vue des prochaines élections générales. La fédération perd la partielle de Beau Bassin/Petite Rivière. Une élection contestée en Cour suprême car elle a été marquée par des abus et une corruption électorale sans précédent.

2000 : Le 12 septembre, la population plébiscite l’accord électorale entre le MMM et le MSM qui prévoit un partage équitable du nombre des tickets, et les trois premières années de son mandat, sir Anerood Jugnauth occupera le poste de Premier ministre pour ensuite laisser la place à Paul Bérenger, afin d’assumer les fonctions de président de la République. L’alliance MSM-MMM-PMSD-OF Les Verts remporte les élections générales en élisant 54 candidats contre 6 à celle du Ptr/PMXD.

2001 : Conformément à son manifeste électoral pour redresser le pays, le MMM avec son allié le MSM, établit un plan de travail visant à relancer l’économie et à remettre le pays sur les rails du développement en raison de l’héritage économique catastrophique laissée par le régime travailliste.

2002 : Le plan de travail mis en place par le gouvernement MSM-MMM commence à porter ses fruits. Toutes les institutions internationales saluent la bonne gouvernance du gouvernement MSM-MMM qui malgré une conjoncture internationale difficile provoquée par la récession, la guerre en Irak, les menaces terroristes, la flambée du prix des produits pétroliers et le SARS, maintient la croissance économique.

Le leader du MMM accède au poste de Premier ministre2003 : Année historique pour le MMM. Comme prévu dans l’accord électoral entre le MSM et le MMM, sir Anerood Jugnauth démissionne de son poste de Premier ministre pour assumer celui du président de la République. Le mardi 30 septembre au Sir Harrilall Vaghjee Hall, le leader du MMM, Paul Bérenger prête serment pour devenir Premier ministre de la République de Maurice. La Fête du Coeur est organisée au Port Louis Waterfront le 18 octobre devant les militantes et les militants des vingt circonscriptions pour commémorer cet événement historique. Cependant, les détracteurs du MMM devaient mener une campagne communale sans relâche contre son leader. Cette campagne devait avoir une première conséquence avec la défaite de l’alliance MSM-MMM à la partielle de Piton/Rivière du Rempart.

2004 : Sous le leadership de Paul Bérenger, le gouvernement de l’alliance MSM-MSM continue à diriger le pays avec rigueur et les réalisations sont nombreuses et visibles à travers le pays.

2005 : Le 1er mai à Vacoas, le Premier ministre, Paul Bérenger, annonce la date des élections et la « winning formula » de l’alliance MSM-MMM qui prévoit un Primeministership avec les premiers deux ans et demi pour lui et après Pravind Jugnauth devrait prendre le relais. L’alliance sociale poursuit sa campagne communale et raciste contre Paul Bérenger. Le peuple mauricien se laisse tenter par les promesses de l’alliance sociale. Cette dernière remporte les élections de juillet par 49% des suffrages contre 44% à l’alliance MSM-MMM et Paul Bérenger devient leader de l’opposition. L’alliance MSM-MMM perd également le contrôle des cinq villes lors des municipales en octobre. Après réflexion, le MSM, le MMM et le PMSD décident chacun de leur côté de se séparer et de se concentrer sur le renforcement de leurs partis respectifs.

2006 : Le MMM procède à un renouvellement de ses différentes instances. Le 1er mai à Place Edward VII à Rose Hill, le MMM parvient seul à réunir une foule impressionnante dans le cadre de la fête du travail. Les divergences entre le MSM et le MMM poussent Paul Bérenger à soumettre sa démission comme le leader de l’opposition. La non tenue des promesses électorales de l’alliance sociale et la présentation d’un budget ultra-libéral poussent le MMM à entamer  une série de meetings dans les vingt circonscriptions.