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La Commission des Femmes du MMM déplore des manquements dans nos lois


FAM

 

La Commission des Femmes du MMM a tenu une conférence de presse ce matin pour évoquer la montée de la violence dans le pays. Lysie Ribot a parlé sur la violence contre les femmes et les enfants et la violence par les jeunes, Jenny Moteealoo sur des manquements dans nos lois,  Françoise Labelle sur le désengagement de la ministre Martin et Ariane Navarre-Marie sur les manquements au niveau des procédures. Elle a aussi réclamé le Child Bill au plus vite.


La présidente de la Commission des Femmes du MMM,  Lysie Ribot a déclaré que le pays va mal, très mal, la culture de la violence ayant été installée. Elle a parlé de la montée de la violence d’abord  à l’encontre de la femme où le nombre et l’atrocité concernant la violence domestique vont en augmentant avec 1376 cas rien que de janvier à septembre 2013. Elle a aussi fait mention du récent rapport de la SADC où il fait mention de 25% des femmes mauriciennes qui ont déjà été victimes. S’agissant de violence contre les enfants, 5000 à 6000 cas d’enfants maltraités par leur propre famille et entourage, dit-elle, en citant de nombreux cas. Elle a aussi cité les cas de violence par les jeunes en mettant l’emphase sur le dernier cas en date, la fille de dix ans qui a tué un ami de son père. Comme toute la population, la Commission des Femmes du MMM, salue la décision du DPP de ne pas retenir d’accusation provisoire contre elle mais cette dernière  pose de  nombreuses questions sur le comment en est-on arrivé là, dit-elle.

 

Amendement de la Child Protection Act et de  la Juvenile Offender’s Act

 

Jenny Moteealoo, pour sa part, a souligné qu’après l’histoire tragique de la fillette de 10 ans, la Commission des Femmes du MMM s’est penchée sur les lacunes dans nos  lois, qui redisent les droits des enfants. Selon elle, la première grosse lacune ou plutôt vide juridique concerne le « doli incapax » qui est l’âge minimum pour lequel un enfant sera tenu responsable de ses actes. En Grande Bretagne c’est à 10 ans, au Canada à 12 ans tandis qu’en France c’est à 13 ans, en Norvège et le Danemark à 15 ans. La Commission des Femmes du MMM propose, qu’elle soit fixée à 13 ans. Elle réclame aussi l’amendement de la Child Protection Act et la Juvenile Offender’s Act qui date de 1935.

 

Désengagement de la ministre Martin

 

Françoise Labelle de son côté a dénoncé le désengagement de la ministre Martin qui est à la tête du ministère responsable du Développement de l’enfant et du bien-être de la famille. Pour elle la population constate avec regret que l’année termine avec la violence qui a atteint son paroxysme avec le cas de cette fillette de 10 ans. Son vœu le plus cher pour cette année, dit-elle, c’est que la ministre se ressaisisse et marque son passage à ce ministère.


Manquements au niveau des procédures

 

Quant à Ariane Navarre-Marie, elle a fait état des manquements au niveau des procédures et  a fait une série de propositions. Il faut un encadrement complet et un protocole, la prise en charge de l’enfant par la CDU et un psychologue digne de ce nom, et doit être placé dans un shelter. La CDU devrait fonctionner 24h sur 24 et une hotline doit être mise à la disposition des enfants qui font face à des problèmes, selon elle. Elle réclame aussi que le Children's Bill soit présenté au plus vite.

 

Exemple de l’insécurité et de la violence

 

Lysie Ribot a tenu au nom de la Commission des Femmes du MMM à dénoncer le traitement qu’a reçu Rajendree Malini Tetapoolay arrêtée suite au meurtre de sa belle-mère, le 19 novembre dernier. Elle a aussi exprimé la solidarité de la Commission à Dorine Chuckory, qui a été victime d’un car jacking et d’une agression dans la soirée de mardi. Voilà un autre exemple de l’insécurité et de la violence qui prévaut dans le pays, a-t-elle dit pour conclure.