CARTE D’IDENTITE BIOMETRIQUE – 25 AOUT 2017

Paul Bérenger : « Le gouvernement mauricien a des enseignements à tirer du jugement de la Cour suprême indienne »

Lors de la conférence de presse hebdomadaire du MMM, ce vendredi 25 août, Paul Bérenger a commenté le jugement de la Cour suprême indienne sur la carte d’identité biométrique, le projet de construction d’un port  de pêche à Port Louis par  la Chine, la situation politique aux Seychelles, le Sommet de la SADC,  les taxis marrons et la claque de la Chambre des notaires à Soodhun.
Commentant le jugement rendu, le jeudi 21 août, par la Cour suprême indienne sur le droit à la vie privée concernant la carte d’identité biométrique, le leader du MMM estime que le gouvernement mauricien a des enseignements à tirer de ce jugement sur la protection de la vie privée des citoyens. « On doit protéger la population des hackers. Ce que la Cour suprême de l’Inde a ordonné doit être mis en application sous un régime structuré de protection des données. En sus d’une garantie pour le développement de l’économie numérique, le gouvernement doit prendre en considération la protection des données privées des citoyens », a-t-il dit. Il a expliqué que celle-ci a clairement fait ressortir que la loi ne protège pas suffisamment les citoyens. «Nou diman gouvernma pran kont.». Selon lui, ce jugement de la Cour suprême indienne portant sur la protection des données personnelles, va très loin. «Li enn ‘ landmark judgement’, dit-il. 
Port de pêche
Evoquant le projet de construction d’un port de pêche à Port Louis,  le leader du MMM a rappelé l’excellente relation du pays avec l’Inde et la Chine, deux pays de peuplement et la concurrence très poussée entre ces deux pays surtout dans l’océan Indien où la Chine a ‘take over’ un port à Sri Lanka. Il a demandé des détails sur ce projet. « Nou ena enn sel lepor, Port-Louis. La pou ena enn nouvo por. Ceci soulève beaucoup d’interrogations. Je demande au gouvernement de nous donner tous les renseignements nécessaires concernant l’implication de la Chine dans ce projet. Il a aussi exigé que le gouvernement rende public le Maritime Security Agreement signé avec l’Inde sur Agalega.
Taxis marrons
« Li paret ki gouvernma pe bat an retret », tant mieux, dit-il. Le MMM est catégoriquement opposé à la décision de la National Transport Authority de sanctionner les passagers de taxis marrons, a-t-il ajouté.  « Ce sont les propriétaires de taxis marrons qui devraient être sanctionnés, pas les passagers, surtout avec l’amende sur place qui ‘pou enn ankourazma a la koripsion », a-t-il encore dit.
Scandale chaque semaine
Magouilles et affairisme n’en finit pas, selon lui. Il a rappelé la claque de la Chambre des notaires à Soodhun après la réponse de ce dernier à une question de Reza Uteem au Parlement sur les contrats accordés aux notaires proches du MSM. « Soodhun a ’mislead the House’, le MMM reviendra sur cette question à la rentrée », a-t-il dit. Il a également critiqué l’invitation lancée par Pravind Jugnauth aux responsables de la presse. « La semaine dernière, Pravind Jugnauth avait vivement critiqué les membres de la presse. Aster li pe pas siro ar lapres ».
Le Sommet de la SADC
Pour lui c’est triste et honteux, car Maurice est le seul pays qui était représenté par un fonctionnaire.  » Quel signal envoie-t-on. Soit-disant stratégie africaine en vérité c’est notre crédibilité qui prend un sale coup », dit-il.  
La situation politique aux Seychelles
« Si à Maurice nous avons eu le ‘deal papa/piti’, aux Seychelles il y a le ‘deal James/Dany’. Et dans les deux cas sans passer par des élections », a dit Paul Bérenger. Il a expliqué que : « c’est la première fois qu’il y a eu un 2ème tour où  le président Michel a été élu de justesse avec 193 voix d’écart, et que c’est une alliance de quatre partis d’opposition qui a remporté les élections législatives. Ce sont ces derniers qui ont élu le  Speaker et le leader de l’opposition issues de leur rang. Après que le président Michel a démissionné, c’est le vice-président qui l’a succéder sans passer par des élections comme stipuler par la loi. Depuis les partis de l’opposition au pouvoir a amendé la Constitution pour que dorénavant pour nommer un nouveau président, il faudra passer par des éle0ctions. Un parti manifeste pour demander l’élection d’un nouveau président dans un délai raisonnable », a-t-il ajouté. Il a souhaité bonne chance aux Seychelles.  
 
Source: Le Militant

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire