SURVOL DE L’ACTUALITE – 15 AVRIL 2017

Paul Bérenger : « Pravind Jugnauth bluff sur le combat contre la drogue»

CON

Lors de la conférence de presse hebdomadaire du MMM, ce samedi 15 avril, Paul Bérenger a fait un survol de l’actualité. Le trafic de drogue, les affaires Sobrinho, Britam, présidente de la République et Claudine Razaimamonjy ont fait l’objet de ses commentaires.

Paul Bérenger a dénoncé le Premier ministre qui bluff sur le combat contre la drogue.  Il est d’avis que Pravind Jugnauth « pe brouy lapis ». Il fait de la politique gratuite lors des fêtes religieuses, dit-il. Il parle de «rézilta lor rézilta ? Dimoun pe anvi kone ki pe ariv Gianchand Dewdanee ek saisi ladrog La Réunion. Kot Navind Kisnah ? Sa ki dimoun anvi kone. Personne ne prend Pravind Jugnauth au sérieux», a-t-il fait ressortir. Concernant la saisie de 155 kilos de drogue estimée à plus de Rs 2,3 milliards, il  soutient que «le procédé a déjà été utilisé, la preuve les bonbonnes retrouvées vendredi à Montagne Jacquot. Il a poursuivi  en disant que «si ces derniers temps Maurice est devenu ‘enn paswar’ c’est parce que le travail n’a pas été bien fait. Releve telefonik, lanket lors bann vwayaz tousala pann fer. Aret brouy lapis ».

Sobrinho et la démission de la présidente de la République

Pour le leader du MMM, le nouveau ministre de la Bonne gouvernance n’est qu’un comique. « Li dir lafer Sobrinho finn ‘surmédiatisé’. Zame FSC ti bizin donn li bann lisans. Bizin kansel bann lisans la ».  «Tout le monde sait comment l’argent du pétrole a été détourné en Angola. C’est le seul pays au monde où le vice-président est poursuivi par le Portugal pour corruption et où le procureur corrompu a été arrêté», a-t-il ajouté. Commentant la démission de la présidente de la République de Planet Earth Institute, il a déclaré : « elle a plaidé coupable en se retirant soudainement de cet institut. ‘Li retire li avek zafer Sobrinho. Li donn nou rezon ki li finn faner ‘all the way’».  Et de poursuivre : «la présidente pense qu’elle a le droit de faire la leçon à la presse et à l’opposition alors qu’elle a, elle-même, fauté sur toute la ligne». Il a indiqué que d’ici mardi «le MMM se penchera sur la pétition réclamant la démission de cette dernière». Il  conseille à la présidente de la République de se retirer tranquillement dans l’intérêt de Maurice avant cette pétition.

L’affaire Britam

Parlant de cette affaire il a eu ceci à dire : «Bizin fer la limier lor seki inn arive ladan. Bizin kone si finn ena detournma kas.» Pour lui, cette commission d’enquête n’a pas de crédibilité. Il est honteux que Bhushan Domah et Sattar Hajee Abdoula font partie de cette commission, a-t-il déclaré.

 PNQ sur la pauvreté

Le leader du MMM est également revenu sur la Private Notice Question de Xavier  Duval axée sur la pauvreté adressée à Alain Wong. «C’est du jamais vu au Parlement. Un ministre ne peut répondre à une question lors de la dernière session et trois députés viennent à son secours lors d’une conférence de presse. Qu’il démissionne et ‘al naz naze’. On n’a jamais atteint un tel niveau d’incompétence.»

Loi pour inclure la langue créole au Parlement

 Il a aussi félicité Alan Ganoo pour sa proposition sur  une loi pour inclure la langue créole au Parlement. «Mo espere gagn letan reponn. Nou ena enn lalang national. Fode pas kominaliz li

L’affaire Claudine Razaimamonjy

Le leader du MMM s’est interrogé sur la présence de la conseillère spéciale du président de la République malgache, Claudine Razaimamonjy, à Maurice. Il veut savoir comment elle est arrivée dans l’île alors que deux interdictions de quitter le territoire pèsent sur elle. Cela, dans le cadre d’une affaire de corruption. «L’équivalent de l’ICAC, Bianco, a arrêté cette femme le 3 avril sous six accusations. Elle tombe sans connaissance lors d’un transfert. Puis elle a pris l’avion alors que deux interdictions de quitter le territoire pèsent sur elle.» «Elle a été autorisée à atterrir à Maurice et ni le Premier ministre, ni la police ne sont au courant. L’ambassadeur des États-Unis à Madagascar déclare qu’elle doit répondre à la justice malgache. Le Premier ministre et son mentor restent silencieux, ils doivent répondre aux interrogations. Nous devons savoir qui l’a autorisée à venir.»


Source: Le Militant